Engagement bénévole : quelles compétences à faire valoir ?

Entre apporter une aide au devoir à des enfants en difficultés scolaires, soutenir des personnes en situation de précarité ou s’occuper de l’organisation d’un évènement culturel ou sportif, l’engagement comme bénévole étudiant dans une association prend certes des formes très différentes. Tout dépend aussi du type d’associations ou encore de l’investissement en temps et en énergie de chacun. “Mais dans tous les cas, et aussi diverses soient les expériences et les profils, souligne Élise Renaudin, déléguée à la citoyenneté et aux initiatives solidaires à l’AFEV, chaque engagement offre un socle commun de compétences.” Des compétences que les étudiants ne savent pas toujours valoriser auprès de leurs potentiels recruteurs.

Trois types de compétences acquises

Les premières compétences acquises, les plus évidentes, sont techniques et directement liées à l’activité exercée. Organiser un événement, planifier et gérer un budget, mener un travail pédagogique, pratiquer une activité culturelle, manuelle, artistique ou encore sportive… voilà autant de savoir-faire précis et assez facilement identifiables. “Ces compétences sont plus particulièrement appréciées pour des emplois liés à l’associatif, à l’action sociale et aux activités avec les enfants,” remarque Élise Renaudin.

Du bon relationnel à la confiance en soi

Plus déterminant, car pas directement lié à un univers de métiers, le deuxième pôle de compétences relève du relationnel et de la posture. “Elles permettent de faire la preuve de sa capacité à travailler en équipe, avec différents publics, à être à l’écoute des autres, autant de compétences qui sont très recherchées par les employeurs,” note Élise Renaudin. Enfin, le troisième pôle de compétences dépend à la fois de l’expertise dont l’étudiant a fait preuve dans un domaine d’action et de l’expérience acquise dans sa relation avec les autres : la confiance en soi. “C’est un élément essentiel qui ressort de tous les témoignages d’étudiants bénévoles”, insiste Elise Renaudin. Preuve, s’il en est, que l’engagement associatif est à considérer comme une expérience professionnelle, au même titre qu’un stage ou un premier emploi. Donc à faire figurer  en haut du CV.